L'équipe CabLib — mis à jour le 2026-08-05
Les chiffres ci-dessous sont ceux des annonces publiées sur CabLib à la date de mise à jour de cet article. L'échantillon est réduit et majoritairement situé dans les Hauts-de-France : il donne des ordres de grandeur, pas une référence nationale.
Comparer deux annonces sur leur seul loyer mensuel conduit presque toujours à une mauvaise décision. Le coût réel d'un local de santé se lit sur quatre lignes, et la deuxième est celle qu'on oublie le plus souvent.
Sur les annonces actuellement en ligne sur CabLib, l'écart est considérable — d'un local à 190 € à un plateau complet à 1 400 € par mois.
| Minimum | Médiane | Maximum | |
|---|---|---|---|
| Loyer mensuel | 190 € | **675 €** | 1 400 € |
| Surface | 9 m² | **17,5 m²** | 270 m² |
| Prix au m² | 3 € | **32 €** | 73 € |
Les charges mensuelles sont précisées sur 16 annonces sur 20, avec une médiane de 85 €. Quand une annonce indique « hors charges » sans montant, c'est la première question à poser : sur un petit local, les charges peuvent représenter 15 à 20 % du loyer.
Un écart de 3 € à 73 € du mètre carré paraît absurde. Il s'explique dès qu'on regarde ce que recouvre chaque annonce, et c'est le point le plus important de cet article.
Une pièce de 11 m² à 500 € affiche 45 €/m² — beaucoup plus qu'un plateau de 270 m². Mais dans le premier cas, le loyer donne aussi accès à la salle d'attente, aux sanitaires, aux circulations et souvent au secrétariat, qui ne sont pas comptés dans les 11 m². Dans le second, tout reste à aménager et à faire fonctionner.
C'est ce qui distingue une place en maison de santé d'un local nu. Sur les annonces observées, les places en maison de santé tournent autour de 620 € pour 18 m² en moyenne, quand les cabinets indépendants sont à environ 700 € pour 68 m². Le second paraît « moins cher au mètre » — il est surtout plus grand, plus vide, et à faire vivre seul.
Le bon réflexe n'est donc pas de comparer les €/m², mais de rapporter le coût mensuel total à ce qu'il vous évite de financer : mètres carrés partagés, équipements, mutualisation des frais, et flux de patients existant.
Ces points relèvent du bail : nous les détaillons dans notre guide sur les vérifications avant de signer un bail professionnel de santé.
Un loyer se juge au regard de l'activité qu'il permet, pas dans l'absolu. Un local à 400 € dans une commune sous-dotée où la patientèle est immédiate peut être bien plus rentable qu'un local à 250 € dans une zone déjà densément pourvue. Le zonage de votre profession et les aides associées pèsent souvent plus lourd que l'écart de loyer : c'est l'objet de notre guide sur les aides et le zonage ARS.
Filtrez par ville, budget maximum et surface minimum, et contactez directement le bailleur — sans commission.
Il n'existe pas de moyenne nationale utile : le loyer dépend de la ville, de la surface et surtout de ce qui est mutualisé. Sur les annonces publiées sur CabLib, le loyer médian est de 675 € par mois pour une surface médiane de 17,5 m², avec des écarts allant de 190 € à 1 400 €.
C'est un mauvais critère en santé. Une place en maison de santé affiche un prix au m² élevé parce que la salle d'attente, les circulations et les services mutualisés ne sont pas comptés dans la surface privative. Comparez le coût mensuel total au regard de ce qu'il vous évite de financer.
Pas toujours. Sur les annonces publiées, 16 sur 20 précisent un montant de charges, avec une médiane de 85 € par mois. Lorsqu'une annonce indique « hors charges » sans montant, demandez le détail avant toute visite.