L'équipe CabLib — mis à jour le 2026-09-17
Le remplacement de kinésithérapeute suit un contrat-type propre à la profession, distinct de celui des médecins sur plusieurs points. Ce qui suit complète le guide général du remplacement médical.
Le remplaçant doit être inscrit à l'Ordre des masseurs-kinésithérapeutes, sous son propre numéro. Les conditions applicables aux étudiants en fin de cursus dépendent du conseil départemental — à vérifier directement auprès de l'Ordre avant de candidater.
Pendant la durée du remplacement, le titulaire s'engage à cesser toute activité de soin, sauf accord préalable du conseil départemental de l'Ordre (article R.4321-107 du code de la santé publique) : c'est lui, et non le remplaçant, qui doit justifier une éventuelle exception.
Sur la rétrocession des honoraires, un point distingue nettement cette profession : les indemnités de déplacement ainsi que les majorations de nuit, de dimanche et de jours fériés restent intégralement acquises au remplaçant, en plus de sa part des honoraires. Ce n'est pas négociable dans le contrat-type, contrairement au taux de rétrocession lui-même.
Comme pour les médecins, un remplaçant qui a remplacé le même kinésithérapeute pendant trois mois cumulés ou plus ne peut, pendant deux ans, s'installer dans un rayon donné autour de son cabinet (article R.4321-130) — sauf accord des deux parties notifié au conseil départemental.
Le remplaçant cesse toute activité auprès des patients du titulaire et lui transmet les informations nécessaires à la continuité des soins (article R.4321-108). Le contrat, lui, doit être communiqué par chaque partie à son conseil départemental (article L.4113-9).
Cherchez les cabinets et maisons de santé qui ouvrent des périodes de remplacement, par ville et temps de trajet.
Elles reviennent intégralement au remplaçant, tout comme les majorations de nuit, de dimanche et de jours fériés — ce n'est pas inclus dans le taux de rétrocession négocié.
Non, sauf accord préalable du conseil départemental de l'Ordre des masseurs-kinésithérapeutes : le contrat-type prévoit qu'il cesse toute activité de soin pendant la durée du remplacement.
Si le remplacement a duré trois mois cumulés ou plus, une clause de non-installation de deux ans s'applique par défaut, sauf accord notifié au conseil départemental.